Aillant-sur-Milleron (Loiret) - Le développement harmonieux

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Le souvenir

PLAQUE : A la mémoire des enfants d’Aillant morts pendant la grande guerre.

Située sur la paroi, à droite en entrant, à côté de la chaire. Elle porte le nom des militaires morts pendant la période 1914-1918. Mais tous ne figurent pas sur cette plaque, contrairement au monument. On relève deux fois le nom de Vincens.

Au pied de cette plaque, un autel dédié à Jeanne d’arc. De chaque côté, les deux plaques rappellent les noms des enfants de la commune victimes de la guerre 1939-1945. Avec de nouveau cette particularité, comme pour les victimes de la grande guerre, de ne pas citer tous les noms.

-  Voir le chapitre qui relate les événements du mois d’Aout 1944.
-  Il existe un document qui traite du devoir de mémoire due à ceux qui sont tombés pour la patrie. (page 45)  

Les exécutions d’Aillant

Ce même jour 24 août il devait se passer à Aillant des scènes pénibles. Les allemands s’étaient fixés dans deux fermes de cette commune Colandon et les Gaujards pour attendre et défendre leurs retardataires qui venaient de Châtillon. A Colandon, il y eut combat entre américains et allemands. Ceux-ci abandonnèrent la ferme avec les morts. Un domestique de la ferme, M. Jobert de Châtillon fût tué une autre domestique blessé. L’incident le plus grave se produit à Aillant. La ferme des Gaujards située à 500 m du bourg était occupée par les allemands. Ceux-ci se gardaient par des sentinelles. Or, dans la journée, une voiture de la résistance, portant au capot le drapeau français s’arrêtait à l’extrémité du pays, face aux Gaujards. La maîtresse d’école vint rejoindre l’auto et montra aux occupants la ferme ou se trouvait l’ennemi. L’auto tira quelques rafales et se retira. Aussitôt les Allemands furieux se précipitent sur Aillant, mettent le feu à la mairie et à l’école qui furent complètement détruites. L’institutrice ne dut son salut qu’à la fuite et surtout au fait d’avoir échangé chez un voisin sa blouse blanche, trop reconnaissable pour des vêtements quelconques. Les soldats se répandent dans le pays et brûlent encore 3 maisons ... puis ils se mettent en quête de trouver le maire et le Curé. Le maire était dans le pays, aidant courageusement à combattre les incendies, mais à Aillant, il n’y a que des bons français, personne ne le dénonça car tout le monde avait compris ce que l’ennemi voulait faire. Quand au Curé, comme il réside à Dammarie / Loing, les allemands n’osèrent pas s’aventurer jusque là. Alors pour se venger, ils saisirent 2 hommes au hasard qu’ils prirent chez eux en train de travailler. M. Leclerc sabotier ancien maire, M. Bizot grand blessé de guerre, retiré à Aillant. Malgré leurs protestations d’innocence, les victimes furent poussées sur la route du cimetière et fusillées au pied d’un arbre en bordure de la ferme du petit moulin. Défense fut faite d’enlever les corps avant 24 heures. Puis les allemands fouillèrent toutes les maisons du bourg, en firent sortir les habitants terrorisés qu’ils entassèrent à l’église. Beaucoup croyaient leur dernière heure arrivée car on n’ignorait pas que des civils enfermés dans les églises, y avaient été brûlés. Les soldats se contentèrent seulement de se régaler avec les provisions des ménagères et de coucher dans de bons lits. Néanmoins quand le lendemain matin, un sous officier, vint avec son plus joli sourire, affirmer aux prisonniers qu’ils étaient libres, ceux-ci n’en croyaient pas leurs oreilles. Ce fût une vraie délivrance ! Entre temps, les allemands avaient encore fusillé à la ferme des Gaujards, 2 puisatiers M. Marcus et M. François Valery de la Chapelle. Ces hommes avaient été trouvés, porteurs de tracts étrangers.

Par Gaston Bracquemont, curé de Chatillon-Coligny



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